robert charlebois
Crédit photo : Caroline Bergeron
Crédit photo : Caroline Bergeron
Valérie Cordier-Chemarin - 27 juillet 2017

Robert Charlebois, de retour à la maison

« Il a introduit l’ironie dans la chanson québécoise… et tout ça sur du rock ou de la country », disait Alain Bashung à propos de Robert Charlebois. Avec plus d’une vingtaine d’albums à son actif et un demi-siècle de carrière, celui qu’on a surnommé « Garou » avant Garou est une vraie légende de la musique francophone. Portrait.

 

Comme sport, il pratique 30 minutes de batterie chaque matin. L’homme à la chevelure bouclée et au regard malicieux, mange, boit et vit la musique. Sa carrière en est la preuve.

 

Il se met à la chanson dans les années 1960. Mais c’est en 1967 que le succès arrive, avec son album Lindberg. Très vite, l’auteur-compositeur-interprète franchit l’Atlantique pour se produire à l’Olympia, salle mythique parisienne. Son passage restera dans les annales ; il sera « le Québécois qui a choqué les Français ». C’est que la légende veut que, suite à l’accueil mitigé des spectateurs, Robert Charlebois ait jeté sa batterie dans le public…

 

 

Depuis, les succès s’accumulent dans l’ensemble de la francophonie : Demain l’hiver (1969), Les ailes d’un ange (1970), Ordinaire (1970), Conception (1972), Cartier (1976), Je reviendrai à Montréal (1976), J’veux d’l’amour (1979) ou plus récemment Le mur du son (1995) et C’était une très bonne année (2001)… plus de 300 titres à son actif.

 

 

 

Il marquera également l’histoire de la province avec des prestations mémorables, comme à la Superfrancofête (1974) sur les Plaines d’Abraham à Québec en compagnie de Gilles Vigneault et Félix Leclerc devant 125 000 spectateurs. Il réitère en 1976 aux côtés de Gilles Vigneault, Claude Léveillée, Jean-Pierre Ferland et Yvon Deschamps, sur la colline du Mont-Royal devant 300 000 personnes cette fois.

 

Robert Charlebois s’essaye également au cinéma, mais cette carrière ne prendra jamais le dessus sur son amour de la musique.

 

Son travail sera en outre célébré à travers de nombreuses récompenses, notamment le Prix du gouverneur général pour les arts de la scène (Québec) en 1994, et la Médaille Vermeil de l’Académie française (France) en décembre 1996.

 

Robert Charlebois en trois clics.... 

Sa plus grande chanson : Ordinaire, interprétée ici en 1972

 

 

 

 

Sa moins grande chanson : Punch créole, en 1976. Très kitsch.

 

 

 

Un grand moment de sa carrière : sa participation à l’Osstidcho, en 1968, aux côtés d’Yvon Deschamps, Mouffe, Louise Forestier…

http://www.banq.qc.ca/collections/collection_numerique/losstidcho/losstidcho/

 

Plus en forme que jamais du haut de ses 73 ans, le chanteur offre une relecture de son répertoire à la Place des Arts du 26 au 28 octobre 2017.