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POSTE D’ÉCOUTE : En mode Francos pour vibrer en français
Maryse Boyce - 14 juin 2019

POSTE D’ÉCOUTE : En mode Francos pour vibrer en français

À chaque début de saison estivale, on peut compter sur les Francos de Montréal pour célébrer ce qui se fait de mieux en musique francophone, tous styles musicaux confondus. Le festival peut compter sur la Place des Arts, complice de longue date de ce grand rassemblement, pour accueillir une myriade de concerts qui nous font vibrer dans la langue de chez nous. Voici une liste de lecture composée de chansons que vous pourrez entendre à la Place des Arts lors de concerts faisant partie des Francos cette année.

 

Des grands classiques qui nous bercent depuis toujours, comme Emmenez-moi de Charles Aznavour, jusqu’aux nouvelles compositions en constante métamorphose de Pierre Lapointe, en passant par les perles de piliers de la chanson qui se réinventent, soit avec de nouvelles pièces comme Petula Clark ou en revisitant leur répertoire comme Catherine Durand, cette liste vous permettra de constater par vous-mêmes la richesse et la vigueur de la chanson, « en français, s’il vous plaît ! », comme dirait l’autre.

 

Peu importe, de Catherine Durand

Pour célébrer ses vingt ans de carrière, Catherine Durand s’est prêtée à l’exercice de revisiter (et parfois de transformer) des pièces marquantes de son catalogue musical, révélant toute leur force par le recours à des arrangements intimistes. C’est ainsi qu’a été revampée la pièce Peu importe, sortie en 2001, qui est passée d’une trame très pop à un charmant rythme de valse. Le 22 juin prochain, elle présentera ces nouvelles versions à la Cinquième salle, en compagnie d’un groupe essentiellement féminin et de plusieurs invitées.  

 

 

 

Sais-tu vraiment qui tu es ?, de Pierre Lapointe

Sur Sais-tu vraiment qui tu es ?, Pierre Lapointe pose un regard acéré empreint de moquerie sur notre éternel besoin de reconnaissance, toujours à quelques likes d’être assouvi. Les 20 et 21 juin prochains, c’est à la Maison symphonique qu’il sera possible d’entendre cette composition ainsi que toutes ses consœurs de l’album La Science du cœur, magnifiées par l’Orchestre métropolitain. Comme le confiait Laurent Saulnier, vice-président à la programmation chez Spectra, en entrevue sur le blogue, il s’agit de « l’un des plus beaux [spectacles] de cette édition. »

 

 

 

Le plus beau voyage, d’Ines Talbi

« Je suis de lacs et de rivières », « je suis de sucre et d’eau d’érable » : comment ne pas se reconnaître dans ces mots de Claude Gauthier offerts à Pauline Julien, qui les a portés avec toute la fougue et le talent qu’on lui a connus ? Après un retentissant voyage qui l’a mené aux quatre coins du Québec pour présenter ces interprétations sensibles et généreuses de l’œuvre de la chanteuse, le spectacle La Renarde, sur les traces de Pauline Julien revient à la Maison symphonique le 15 juin, un an après avoir vu le jour au Théâtre Maisonneuve.

 

 

 

C’est extra, de Léo Ferré

Incontestablement l’une des pièces les plus connues du répertoire de Léo Ferré, C’est extra donne aussi son nom à une série d’hommages au célèbre parolier et chanteur français où, paradoxalement, les grands succès ne sont pas joués ; le but étant plutôt de faire briller les titres qui ont pâti de l’ombre de certains morceaux plus connus parmi la vaste discographie du musicien. Les 18 et 19 juin prochains, à la Cinquième salle de la Place des Arts, ce sont Philémon Cimon et Antoine Corriveau, deux des auteurs-compositeurs-interprètes les plus sensibles et talentueux de leur génération, qui piloteront ladite série.

 

 

 

La Valse du temps, de Petula Clark

Cette pièce est tirée de Vu d’ici, un album entièrement en français paru l’année dernière, alors que la grande dame de la chanson soufflait 85 bougies. Réalisé par Louis-Jean Cormier et Antoine Gratton, qui l’accompagneront sur scène, l’offrande prouve que la pétillante Petula Clark ne se satisfait pas uniquement de ses grands succès comme Downtown et La gadoue (qu’elle joue toujours en concert) et éprouve encore du plaisir à créer et se dépasser en s’entourant de nouveaux collaborateurs. Le spectacle du 14 juin au Théâtre Maisonneuve risque d’accrocher un sourire et de multiples vers d’oreille à tous ceux qui seront présents !  

 

 

 

Rouge-gorge, de Philippe B

À la fois délicat et grandiloquent, ce morceau laisse entrevoir les riches possibilités de l’ajout de l’orchestre rock The Alphabet aux compositions toutes en nuances de Philippe B, alors que sa voix trouve écho dans celle, cristalline, de Laurence Lafond-Beaulne, du duo électro Milk & Bone. Le chanteur et compositeur s’est beaucoup inspiré de l’essai L’espèce fabulatrice de Nancy Huston pour créer La grande nuit vidéo, dont est tirée la pièce « Rouge-gorge ». Les différentes dynamiques du couple sont explorées dans cette magnifique vidéo toute en textures et en lumière diaphane, d’une grande sensualité. 

 

 

 

Ne m’appelle pas, de Cœur de Pirate

« Ne m’appelle pas » témoigne de la direction musicale qu’a prise Béatrice Martin sur son quatrième album En cas de tempête, ce jardin sera fermé. Pianiste aguerrie qui s’est fait connaître avec ses mélodies dépouillées pour piano et voix, la musicienne a pris de l’assurance avec les années. Elle ose ici une chanson aux rythmes tropicaux assumés dont le clip aux multiples pastiches vaut assurément le coup d’œil. Ce 14 juin à la salle Wilfrid-Pelletier marquera les dix ans de la parution de son premier album, et la présence d’invités tels que Safia Nolin, Loud et Milk & Bone laisse présager d’intéressantes réinterprétations.

 

 

 

AUSSI À DÉCOUVRIR

 

Pouvoirs de glace, de Tire le coyote

 

 

 

La bicyclette, de Bertrand Belin

 

 

 

Si j’étais un homme, de Diane Tell

 

 

 

Emmenez-moi, de Charles Aznavour

 

 

 

Le vieux gaspésien, de Paul Daraîche (avec Patrice Michaud)

 

 

 

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