Conférence

Le chant et la musique d’Oum Kalthoum comme moteurs de transformation sociale

Salon Urbain Le 1 novembre 2019

Échange d'idées, discussion vivante, intervenants issus de diverses sphères sociales et culturelles : durant Les conversations Place des Arts, des invités chevronnés partagent leur point de vue sur des thèmes de fond dont traitent les différents spectacles et activités au programme à la Place des Arts et qui résonnent à l’échelle de la société.

Dans le cadre de sa programmation 2019, le Festival du Monde Arabe présente un spectacle en l'honneur de la chanteuse égyptienne Oum Kalthoum (1898 à 1975), prodigieux phénomène de l’art vocal. Aimée et écoutée de tous, celle que l’on surnommait l’Astre d'Orient est devenue une véritable icône du monde arabe. Si la diva impériale a influencé sa propre culture, elle a aussi changé le regard que portaient les occidentaux sur celle-ci. En collaboration avec le Festival du Monde Arabe, la Place des Arts propose une discussion sur la figure de cette chanteuse culte dont la popularité a contribué aux mutations sociales qu’a connues le Moyen-Orient à son époque.

Détails

  • Producteur / Diffuseur : Les rendez-vous Place des Arts
  • Salle : Salon Urbain
  • Animé par : Lamine Fourra, journaliste
  • Invités : Leila Gouchi chanteuse, Walid El Kachad, professeur associé Arabic Studies à l’Université York
Cette activité est présentée grâce au soutien financier de la
Fondation de la Place des Arts

Tarifs et horaires

Biographies

Lamine Foura est un professionnel en génie, relations publiques et communication avec une implication communautaire reconnue sur plusieurs plans dont le dialogue inter-religieux, l’intégration des nouveaux arrivants, la promotion de la culture maghrébine, les droits et libertés. D’origine algérienne, Lamine est arrivé au Québec en 1999 avec une double formation universitaire, un diplôme d’ingénieur en génie mécanique de l’école polytechnique d’Alger et une licence en sciences islamiques de l’université d’Alger.  Il a ensuite obtenu le diplôme de maîtrise en Génie Aérospatial de l’école polytechnique de Montréal.

De 1994 à 1998, en Algérie, il a mis ses compétences au service du secteur public en occupant plusieurs postes, notamment chargé d'études en ingénierie pédagogique à l'INFP d´Alger, Ingénieur à l'aéroport international d´Alger et Ingénieur d'études à Sonelgaz Algérie. Après 4 mois au Québec. Il a décroché le poste de consultant en conception assistée par ordinateur chez Dassault Systèmes Canada.  Lamine est, depuis octobre 2001, ingénieur chez Bombardier Aéronautique. De 2005 à 2007, Il a apporté une contribution reconnue à titre d'assistant de recherche aux travaux du GRIMER (Groupe de recherche interdisciplinaire sur le Montréal ethno-religieux de l'UQAM).

Leila Gouchi - Dans un monde artistique très compétitif et exigeant, où seules la détermination et la persévérance couplées à un talent exceptionnel permettent à un artiste de s’imposer, la chanteuse maroco-canadienne Leïla Gouchi a su, grâce à sa voix sublime et à sa passion pour la musique, gravir les échelons de la réussite et marquer de sa présence la scène artistique aux côtés de tous les autres noms qui ont émergé ces derniers temps.

Établie depuis plusieurs années à Montréal, Leïla Gouchi représente actuellement l’une des étoiles montantes dans le ciel de la chanson marocaine. D’ailleurs, elle ne ménage aucun effort en vue d’être à la hauteur des attentes de son public et d’atteindre, à pas sûrs, les objectifs qu’elle se fixe, grâce notamment à son talent hors-pair peaufiné au fil des années, et à sa très grande connaissance des “ABC” de la musique. Ses prestations sur scène aussi bien au Canada, au Maroc que dans d’autres pays, où elle a brillé de mille feux aux côtés de grands artistes marocains, arabes et étrangers, lui valent toujours de grands éloges pour sa voix cristalline et ses chansons qui fusionnent des styles et des sons qui marient avec doigté et finesse les rythmes marocains avec ceux de l’Orient et de l’Occident.

Née à Rabat le 29 octobre 1978, où elle a fait des études en droit privé à l’Université Mohammed V avant d’élire domicile à Montréal, où elle a poursuivi des études en tourisme, Leïla Gouchi n’en finit pas d’étonner plus d’un par son énergie débordante dans sa quête constante de la perfection dans tout travail qu’elle s’attelle à accomplir. Ayant grandi au sein d’une famille mélomane et bercée par les grands classiques de divas et maîtres de la musique marocaine et orientale, elle est entrée à l’âge de 7 ans au conservatoire de musique où elle a passé dix années, mais son talent musical a commencé à s’épanouir dans le cadre de plusieurs programmes musicaux de télévision et de radio au Maroc, notamment à l’émission “Al Qanat Assaghira” puis à ”Nojoum al Ghad” sur la chaîne “2M”.

Walid el Khachab est professeur adjoint de langue et de culture arabe à l’Université Concordia. Il a publié des articles dans CinémAction, CiNéMAS et Sociétés et représentations. Le dernier chapitre de sa thèse Le mélodrame en Égypte. Déterritorialisation, intermédialité, est une contribution à la théorie du cinéma inspirée par la mouvance panthéiste du mysticisme musulman. Son travail actuel porte sur les figures de la « sur-face » au cinéma, et fait partie d’une recherche plus large sur les dimensions esthétiques et politiques du panthéisme cinématographique.
Oum Kalthoum, l'astre qui a changé d'orbite - Avec ses lunettes noires, sa chevelure impeccable coiffée en chignon et ses mouchoirs de soie assortis à la robe qu’elle portait, Oum Kalthoum est une véritable icône qui a su fédérer le monde arabe et même le transcender jusqu’à en influencer les plus grandes stars d’Occident. Mais qui est-elle aujourd’hui, 40 ans après sa mort, dans un mode transformé, tant par ses recompositions politiques que par ses mutations culturelles?

De son village natal sur le delta du Nil à la capitale égyptienne, et jusqu’à Paris, la ville lumière où elle fut acclamée en triomphe, il en a fallût du chemin, pavé de rencontres, de volonté, de passion, de sensibilité et de force de caractère pour que ce Rossignol du Delta, jeune fille de modestes paysans affublée d’une djellaba, finisse par devenir l’Astre d’Orient, la Quatrième Pyramide, sans chaînes ni foulard : celle qui du Golfe jusqu’à l’océan fit chanter, pleurer et s’exalter les arabes d’une même voix.

Chanteuse hors pair, musicienne, actrice, mais aussi emblème d’une nation et d’un rêve arabe pluriel, Oum Kalthoum était connue de tous, alors même que sa vie privée demeurait secrète. Ses paroles, d’une stupéfiante poésie, parlaient aux princes comme à l’homme de la rue. Ses talents d’improvisation étaient tels qu’elle parvenait à électriser ses auditeurs en provoquant une transe viscérale où le verbe se marie à la mélodie selon une palette d’émotions composée de nuances innombrables.
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