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Jocelyn Ménard et la SACEF
Maryse Boyce - 24 octobre 2019

Ma première Place des Arts : quand le mentorat donne des ailes

Le concours Ma première Place des Arts, vitrine de talents francophones qui a compté parmi ses participants au fil des années Philippe Brach, Nicolas Ciccone, Klô Pelgag et IMA, pour ne nommer que ceux-là, est de retour pour une 26e édition. Que l’on soit interprète, auteur.trice-compositeur.trice-interprète ou groupe, chaque participant bénéficie d’un accompagnement soutenu tout au long de son parcours : mentorat, concerts et visibilité. Explications.

 

« On mise beaucoup sur la formation qu’on offre aux participants », dit d’entrée de jeu Jocelyn Ménard, directeur général et artistique de la Société pour l’avancement de la chanson d’expression française (SACEF), l’organisme instigateur du concours. « Les participants ont droit à des rencontres individuelles avec les mentors pour les préparer aux différentes étapes du concours. Les mentors se penchent sur les différents aspects de leurs propositions artistiques. »

 

Expérience et écoute

 

Les huit mentors de la prochaine édition cumulent de nombreuses années d’expérience qu’ils sont heureux de mettre au profit des participants. Éric Goulet, vétéran musical derrière Monsieur Mono et la formation rock Les Chiens, a participé à de nombreux concours autant comme musicien que comme membre du jury. « Ce qui est le plus intéressant dans tout ça, c’est le côté partage de connaissances. Ça me motive et me stimule beaucoup », dit-il.

 

Cet esprit d’échange habite tous les mentors interrogés, qui souhaitent aider les participants là où ils se situent dans leur carrière. « C’est vraiment important, surtout dans le milieu des arts, de mettre de l’avant ce qui nous rend différents, de suivre son propre chemin — même si ce n’est pas nécessairement le plus facile. C’est ça qui nous fait sortir du lot », observe Guillaume Monette, mieux connu sous le nom Van Carton, qui accompagnera les groupes à titre de mentor.

 

Andréanne Alain, Éric Goulet, Brigitte Saint-Aubin, Jean-François Beaudet, AMÉ, Eli Rose, Steve Marin,
Caracol, Marie-Eve Roy, Jérôme Minière, Philippe Brault et Van Carton seront les mentors de cette 26e édition. 

 

Pour Amélie Larocque, du projet AMÉ, qui a connu le concours en tant que participante en 2007, agir maintenant à titre de mentore d’interprètes est une occasion de vivre l’expérience depuis l’autre côté du miroir et de partager l’expérience qu’elle a acquise depuis. « J’avais trouvé ça aussi confrontant que formateur », confie-t-elle.

 

« Une des choses qu’il faut apprendre à aimer, en tant qu’artiste, c’est le fait de se mettre en danger continuellement. En participant à un concours, on sort de sa zone de confort. Il faut apprivoiser cette sensation : c’est essentiel. »

 

Le temps comme allié

 

L’une des particularités du concours consiste en son calendrier réparti sur six mois. Les respirations entre les différentes étapes permettent aux artistes « d’assimiler les commentaires qui leur sont donnés et d’améliorer progressivement leurs propositions », selon Jocelyn Ménard, qui voit chaque année les participants mûrir de prestation en prestation. « C’est un concours où l’on prend le temps de se poser les bonnes questions pour chacun des aspects qui créent une chanson », ajoute Amélie Larocque.

 

Ascenseur professionnel

 

En plus du mentorat, Ma première Place des Arts déploie de nombreux outils de professionnalisation pour les participants, que ce soit par de nombreuses occasions de spectacles pour les lauréats, notamment aux Francos de Montréal, au Coup de cœur francophone et au Moulinet du Vieux-Terrebonne, ou encore par l’émission Ma première Place des Arts, diffusée sur MAtv. Cette vitrine diffusée à travers la province, offerte à tous les participants des quarts de finale, permet aux musiciens et interprètes de vivre une expérience télévisuelle complète, avec entrevue et prestation.

 

Les lauréates de la 25e édition : Mélodie Spear, Mélanie Forgues et Réglisse Noire.

 

Au cœur de la culture

 

Comme son nom l’indique, Ma première Place des Arts permet aux participants de se produire dans un contexte professionnel, dans le cadre à la fois prestigieux et intime de la salle Claude-Léveillée. « La Place des Arts, c’est un poumon culturel en plein cœur de Montréal », s’enthousiasme le directeur général de la SACEF. En début de carrière, alors que chaque jalon importe, un concert dans un tel lieu et dans le cadre d’un concours à la réputation établie donne un vigoureux coup de pouce à la carrière musicale.

 

Pour l’amour du français

 

Ma première Place des Arts se consacre entièrement au répertoire francophone récent. « C’est un concours qui met beaucoup l’accent sur le texte. Je trouve que c’est un beau laboratoire pour saisir la valeur des mots, surtout en tant qu’interprète », spécifie Amélie Larocque.

 

Fanny Bloom s'est vu confier la création de la Chanson à chanter 2020 et offrira une prestation lors de la finale le 5 mai 2020 à la Cinquième Salle.

 

Chaque année, un artiste québécois offre une chanson inédite que les aspirants interprètes incarneront à leur façon et dont la meilleure version remportera un prix. Cette année, c’est Fanny Bloom qui signe la pièce. Elle se produira d’ailleurs en tant qu’artiste invitée lors de la finale.

 

« C’est un concours qui met beaucoup l’accent sur le texte. Je trouve que c’est un beau laboratoire pour saisir la valeur des mots, surtout en tant qu’interprète »

 

Plaidoyer pour l’inconfort

 

S’inscrire à un concours peut intimider. Les mentors le comprennent bien, mais tous sont d’avis que les avantages de se commettre valent amplement le coût en courage. « Ce n’est pas parce que tu as peur qu’il ne faut pas que tu y ailles ! Au contraire ! insiste Amélie Larocque. Je ne vis que par mes peurs et à travers le défi de les relever. »

 

« Il y a des gens qui sont naturellement à l’aise sur une scène, mais pour les autres, le remède principal, c’est de le faire », soutient Éric Goulet.

 

Caracol, qui sera mentore pour les auteurs-compositeurs-interprètes, abonde dans le même sens : « Une des choses qu’il faut apprendre à aimer, en tant qu’artiste, c’est le fait de se mettre en danger continuellement. En participant à un concours, on sort de sa zone de confort. Il faut apprivoiser cette sensation : c’est essentiel. »

 

 

 

 

La date limite pour s’inscrire au concours Ma première Place des Arts est le 1er novembre 2019. La finale du concours aura lieu le 5 mai 2019.

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