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Le Festival de Lanaudière et l’amphithéâtre Fernand-Lindsay : deux bijoux à Joliette
Crédit photo : Festival International de Lanaudière
Crédit photo : Festival International de Lanaudière
Philippe Couture - 15 juin 2018

Le Festival de Lanaudière et l’amphithéâtre Fernand-Lindsay : deux bijoux à Joliette

Espace de concert en plein air à l’acoustique exceptionnelle, l’amphithéâtre Fernand-Lindsay est un secret bien gardé de Joliette et de la région de Lanaudière. Gérée par la Place des Arts, cette enceinte pas comme les autres vibre chaque été au rythme du réputé Festival international de Lanaudière. Coup d’œil.

 

« C’est vraiment unique d’assister à un concert à l’amphithéâtre Fernand-Lindsay, parce que le cadre naturel et le bois environnant assurent une expérience sonore très subtile et tout à fait singulière », affirme l’altiste Frédéric Lambert, membre du quatuor Molinari. Ce fier natif de Joliette connaît l’amphithéâtre sous toutes ses coutures, autant comme spectateur que comme musicien. Il en a apprécié l’expérience sonore sur le parterre et sur scène à maintes reprises, avec autant de satisfaction dans les deux cas, assure-t-il.

 

Un amphithéâtre naturel

Quand l’espace a été ouvert au public pour la toute première fois en 1991, avec un grand concert événementiel de la célèbre mezzo-soprano Cecilia Bartoli, il était aux premières loges. Il était tout jeune à l’époque, mais déjà fin mélomane. Aujourd’hui musicien accompli, il ne manque jamais une occasion d’y retourner. « C’est à la fois immense et intime. C’est une cuvette naturelle en plein bois aux abords de la rivière, l’espace s’est construit ainsi. Il n’y a pas de mauvaise place assise : tous les spectateurs ont une bonne visibilité », souligne-t-il. Et l’acoustique est aussi précise que dans une grande salle de concert, selon le musicien, qui croit que « tout ce bois naturel y est pour quelque chose, permettant une relance et une bonification du son ».

 

Comme dans un vaste théâtre antique, les spectateurs viennent vivre la catharsis à ciel ouvert. L’amphithéâtre a contribué à affiner la réputation du Festival de Lanaudière comme événement incontournable de musique classique en Amérique du Nord et à la positionner avantageusement par rapport aux plus importants événements européens du genre. On peut en remercier le père Fernand Lindsay, personnalité lanaudoise impliquée dans le milieu de la musique classique et fondateur de ce festival, l’une des plus grandes réalisations de sa très féconde existence.

 

De la grande visite au Festival

Cet été, le Festival de Lanaudière accueille la chef d’orchestre finlandaise Susanna Mälkki lors d’un grand concert de l’Orchestre symphonique de Montréal et du violoncelliste allemand Alban Gherardt, qui interpréteront des œuvres de Berlioz et d’Edward Elgar. Ce concert, intitulé tout simplement Soir de première, nous permettra de constater la grande polyvalence de cette chef qui s’est d’abord fait connaître pour sa maîtrise des répertoires contemporains, avant d’exceller dans la grande tradition symphonique. À voir le 7 juillet à 20 h.

 

Chaque fois que se présente l’occasion de voir la soprano québécoise Marie-Josée Lord, les foules se précipitent. Normal : sa voix puissante et son endurance exceptionnelle ne peuvent que nous ébahir. Le Festival de Lanaudière la met en scène cette année avec le violoniste Alexandre Da Costa et l’Orchestre symphonique de Laval, dirigé par l’un de ses grands complices, Alain Trudel. Leur concert, sous le titre Épopée d’Amérique, propose « un répertoire contemporain, effervescent, rempli de vitalité et de lumière ». Le 8 juillet à 14 h.

 

Le 13 juillet, le Festival reçoit de la grande visite : le chef afro-américain Roderick Cox dirigera l’Orchestre métropolitain. Une grosse pointure est aussi au programme le 28 juillet : Stephen Layton, considéré comme l’un des plus grands chefs de chœur contemporains au monde. Il dirigera l’Orchestre du Festival international de Lanaudière, un véritable honneur.

 

Hommage à Céline

Il y aussi de la place pour la pop dans la programmation de cet événement réputé. Le 21 juillet, Céline Dion, célèbre Lanaudoise, sera honorée dans un concert symphonique dirigé par Charles Barbeau et unissant les talents de Marc Hervieux, Marie-Ève Janvier, Johanne Blouin, Alexandre Da Costa et Kim Richardson. Vous avez toujours rêvé d’entendre My Heart Will Go On en version symphonique ? C’est votre chance, ne la ratez pas ! Le 21 juillet à 20 h.

 

Le Festival présentera également un concert gospel avec le Jireh Gospel Choir, le 15 juillet, une symphonie de cuivres avec le Canadian National Brass Project, le 27 juillet, sans oublier le très attendu concert de clôture de l’Orchestre métropolitain dirigé par le grand chouchou québécois Yannick Nézet-Séguin, le 5 août. Frissons et ravissement garantis !

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