Entouré d’une vingtaine de musiciens, le maestro réunit sur scène ses ensembles La Capella Reial de Catalunya et Hespèrion XXI ainsi que des invités spéciaux du Canada, de la Guadeloupe et, le Tembembe Ensamble Continuo, du Mexique.
Dans cette nouvelle œuvre intitulée, Chants, batailles et danses de l’Ancien et du Nouveau Monde 1100–1780, Jordi Savall explore comment, à travers sept siècles d’histoire, la musique fut à la fois acte de foi, outil de résistance et moyen de survie. Miroir des bouleversements du monde, ce parcours sonore tisse un dialogue entre troubadours médiévaux, répertoires de la Renaissance et du Baroque, chants d’esclaves de la diaspora africaine, mélodies autochtones et traditions séfarades.
Entre douleur et espérance, guerre et paix, cette traversée musicale propose une lecture sensible et profondément humaine de l’histoire, révélant la puissance universelle de la musique : un langage de mémoire, de transmission et de résilience.
« Nous entendons des rythmes et des chants qui nous rappellent cette histoire de souffrance, quand la musique est devenue un moyen de survie et – pour notre plus grand bonheur – le seul refuge apportant paix, réconfort et espoir ! » — Jordi Savall
Cette nouvelle œuvre de Jordi Savall s’inscrit dans la continuité de Les Routes de l’esclavage 1444–1888, grande fresque historique présentée en première nord-américaine à la Maison symphonique en 2017 dans le cadre des Grands Événements de Traquen’Art, retraçant en musique et en récits quatre siècles de commerce triangulaire.
Musicien catalan de renommée internationale, Jordi Savall est reconnu comme l’un des plus grands interprètes de la viole de gambe de notre époque. Chef d’orchestre et chercheur passionné, il s’impose comme une figure majeure de l’interprétation historiquement informée. Fondateur d’ensembles de référence tels que Hespèrion XXI, La Capella Reial de Catalunya et Le Concert des Nations, il a redonné vie à des répertoires oubliés venus de nombreuses cultures et de plusieurs siècles. Depuis plus de cinquante ans, il développe une œuvre profondément humaniste, où la musique devient un espace de mémoire, de transmission et de dialogue entre les peuples.