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Exposition

Attachements communautaires : créer dans l’absence de l’autre

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Attachements communautaires : créer dans l’absence de l’autre est une résidence de trois artistes invité.e.s, Émilie Régnier (photographe), Damien Ajavon (textile) et Shanna Strauss (multimédia), à travers laquelle ils ont été amenés à cocréer une œuvre mettant chacune de leur pratique artistique en dialogue avec l’un l’autre.

Quels gestes peuvent particulièrement générer une nouvelle forme de collectivité au sein de la communauté artistique? Quels genres d’échanges et de langage peut-on utiliser pour échanger des approches artistiques et cultiver une relation artistique? Cette résidence, par sa modalité de cocréation, s'est vouée à tisser des liens artistiques alors que les mesures de sécurité face à la pandémie font appel à une halte complète des échanges physiques sur lesquels généralement nous nous appuyons ordinairement.

Chaque artiste a eu une semaine, à tour de rôle, pour se dédier complètement à sa contribution à l’œuvre collective, et pour laisser une trace suffisamment prononcée pour passer le relais. Installés dans la salle d’exposition de la Place Des Arts, Régnier et Ajavon ont créé sur place pendant que Strauss a développé à distance une partie de l’œuvre qui est projetée. Les influences des uns sur les autres, les inspirations, les compromis ont alors été les marqueurs d’un langage visuel collectif.

Attachements communautaires se veut une occasion pour les artistes de continuer à créer une réseau artistique fondé sur l’échange, la générosité, l’affinité d’esprits, et la pensée critique.

Cette exposition est disponible en ligne seulement. Le processus du travail des trois artistes en résidence, leur réflexion et leur démarche sont partagés sur nos réseaux sociaux et dans notre section Place des Arts... À la maison.

Détails

Cette exposition est présentée grâce au soutien financier de
la Fondation de la Place des Arts

Biographies

Crédit photo : Mallory

Basé à Tiohtià: ke / Montréal, Damien Ajavon est un artiste textile queer, né en France, d'origine sénégalaise et togolaise. Son travail explore les différentes méthodes dans lesquelles les fibres textiles peuvent être manipulées à la main : nouées, tressées, emmêlées et tissées. L'interaction entre les expériences visuelles et tactiles a toujours joué un rôle important dans son processus; il utilise ses influences africaines et occidentales comme véhicule pour sa narration textile et comme marqueurs visuels de ses approches créatives. C'est à travers les langages textiles plutôt que les langages oraux qu'Ajavon a déniché et tissé des liens avec son ascendance.

Il a accumulé une expérience internationale considérable qui a perfectionné son expertise et sa technique. Il a appris à tisser du chanvre, à teindre le cachemire en Italie et à travailler la plume (Bevagna, Sant’Anatolia DI Narco, Florence), feutrage de chapeaux et confection d’accessoires au Québec, modélisme et maille à New York.

Ajavon fonde sa pratique en se positionnant dans le monde à travers son héritage. Ce faisant, il met en pratique les enseignements de sa mère sur les cultures africaines et évoque des gestes artistiques en l'honneur de l'apprentissage intergénérationnel.

Crédit photo : Catherine Orr

Shanna Strauss est une artiste de techniques mixtes d’origine tanzanienne-américaine-canadienne. Son travail explore la tradition orale, l'héritage familial, la mémoire ancestrale et la spiritualité dans les traditions diasporiques africaines, rendant hommage aux femmes de sa famille et de ses communautés auxquelles elle est liée. Travaillant principalement avec du bois trouvé, elle crée des assemblages à l'aide de diverses techniques, notamment le photo-transfert, la peinture, la combustion du bois, la sculpture sur bois et le collage.

Shanna est titulaire d'un baccalauréat en beaux-arts du California College of Arts et d'un MSW de l'Université McGill. Elle a exposé dans des expositions individuelles et collectives en Amérique du Nord et en Afrique. Les expositions récentes incluent Relations : Diaspora and Painting au Centre Phi de Montréal, Women Pathmakers au Musée Euphrat de Cupertino, Emboldened, Embodied à la Gallerie Thacher de San Francisco et Here We Are Here: Black Canadian Contemporary Art au Musée des beaux-arts de Montréal.

L'art public et l'engagement communautaire font également partie de sa pratique. Son engagement en faveur d'une transformation sociale radicale a inspiré la création de projets collaboratifs et de peintures murales publiques qui centrent les expériences et les histoires des individus et des communautés du BIPoC. Ses œuvres d'art public peuvent être vues à Montréal, Tucson, San Francisco et Sacramento.

En 2020, Shanna a reçu le Prix Powerhouse de La Centrale Galerie à Montréal et le Kala Fellowship Award du Kala Art Institute de Berkeley, en Californie. Elle travaille actuellement entre Tiohtià: ke / Montréal, QC et Ohlone Territory / Oakland, CA.

Émilie Régnier est une artiste canado-haïtienne née au Canada qui a passé la majeure partie de son enfance au Gabon, en Afrique centrale, avant de déménager à Dakar, au Sénégal, et à Paris, en France. Elle poursuit actuellement sa maîtrise en photographie à l'Université Concordia, à Montréal.

Travaillant en séries, sa pratique a souvent exploré les signifiants culturels qui dépeignent l'intersection de la beauté, du pouvoir et de l'identité. Régnier reconnaît que « en tant que métis, vous représentez la collision de deux mondes, mais vous pouvez aussi consolider deux univers distincts. »

Régnier a exposé son travail à l'international, notamment à l'aéroport international de Toronto, au Contact Photography Festival (2014); East Wing Gallery, Dubaï (2014); Photoquai, Biennale du Quai Branly, (2015); Festival de la photo de Lagos (2015); Photo de Paris (2016); Centre documentaire du Bronx (2017); PH Center, Le Cap (2019).

En 2019, elle a été invitée en tant que conférencier invité à un séminaire National Geographic, et en 2018, elle a été artiste en résidence avec Residency Unlimited à New York et avec ELA-Espaço Luanda Arte en Angola. Son travail est apparu dans de nombreuses publications internationales, dont Le Monde, Vogue, The New York Times, Dazed, ID-Vice, The New Yorker, Foam, etc.

Depuis 2018, elle travaille sur deux projets à venir, visant à interconnecter des étrangers à travers des données biomédicales telles que le rythme cardiaque et l'ADN. Son projet DNA a reçu une bourse National Geographic 2020 Explorer.

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