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Un rendez-vous doux avec Monsieur Phil Roy
Catherine Courchesne - 20 décembre 2018

Un rendez-vous doux avec Monsieur Phil Roy

Le 14 février prochain, soir de la Saint-Valentin, la Place des Arts convie le public à un dernier tête-à-tête avec l’humoriste Phil Roy. Cette soirée conclura la tournée de son tout premier spectacle solo, intitulé Monsieur, qui lui a valu le prix Olivier de la découverte de l’année en 2016 et un billet platine en 2018. Un dernier rendez-vous (doux) à ne pas manquer !

 

Phil Roy, c’est la fin de la tournée de Monsieur ; comment te sens-tu ?

Je me sens super bien ! Même si j’adore mon spectacle, je suis prêt à passer à autre chose. Je sais que certains humoristes sont angoissés quand arrive la fin d’une tournée, mais ce n’est pas mon cas, puisque je travaille déjà à d’autres projets. Par exemple, je collabore actuellement à l’émission de radio Véronique et les Fantastiques. La préparation de ma nouvelle émission de télé, intitulée Phil s’invite, me tient aussi occupé ! Elle sera diffusée à partir de cet hiver, sur la chaîne V.

 

Travailles-tu déjà sur un deuxième spectacle solo ?

Pour l’instant, tout ce que je peux dire est que j’écris des numéros de manière totalement libre, au gré de l’inspiration, sans me demander s’ils vont devenir un spectacle ou non. Toutefois, si un jour je me rends compte qu’un thème commun ressort de ces textes, comme celui de « l’adulescence » dans Monsieur, je me mettrai sérieusement à l’écriture d’un deuxième spectacle. D’ici là, l’important pour moi est d’écrire, peu importe la forme que ça prend !

 

Justement, pourquoi parler « d’adulescence » dans Monsieur ?

Tout simplement parce que même si j’accepte de plus en plus mes responsabilités d’adulte, il y a un adolescent en moi qui refuse de vieillir. Alors je me moque de moi-même, de mes défauts, de mes paradoxes. Mais je me moque aussi des parents, des bourgeois, des couples… Tout le monde y passe ! (Rires.)

 

Dis-moi, parmi toutes tes activités professionnelles, laquelle préfères-tu ?

Faire de la scène, assurément ! Être sur scène et entendre les gens rire, il n’y a rien de plus enivrant ! Bien sûr, j’adore travailler à la radio et à la télévision, mais ces médias ne me donnent pas accès à la réaction spontanée des gens.

Cela dit, ce que j’aime de la radio et de la télé, c’est la relation qui se développe entre les membres d’une équipe. Une relation à long terme qu’il est impossible de créer en un seul soir, avec le public d’un spectacle… Un public avec lequel, en revanche, j’ai une relation intense et éphémère, un peu comme une histoire d’un soir !

 

« Il y a un adolescent en moi qui refuse de vieillir. Alors je me moque de moi-même, de mes défauts, de mes paradoxes. Mais je me moque aussi des parents, des bourgeois, des couples… Tout le monde y passe ! »

 

Alors le 14 février prochain, soir de la Saint-Valentin, tu invites le public à une histoire d’un soir avec toi ?

Haha ! Oui ! Comme j’aime le dire, c’est une date ! À la Cinquième salle de la Place des Arts, en plus… Wow !

 

Phil, l’humour va bien au Québec, mais pensais-tu que ça irait aussi bien pour toi ?

Non ! Je suis vraiment surpris de la tournure des événements… Heureux, aussi ! D’ailleurs, je ne pensais pas du tout devenir humoriste. Au secondaire, j’étudiais la guitare classique et je voulais devenir un professionnel de la planche à neige. Mais au cégep, j’ai fait de l’improvisation, et ça a changé ma vie. Plus tard, j’ai été remarqué lors de l’émission En route vers mon premier gala Juste pour rire. Puis, j’ai fait les premières parties des spectacles de Louis-José Houde, ce qui m’a fait connaître. Ce sont des chances incroyables et j’en suis reconnaissant.

 

Toi qui sembles comblé, que souhaites-tu pour les prochaines années ?

Que ça continue ! Car j’aime vraiment le métier d’humoriste. Pour moi, ce n’est pas du tout un travail ! Et ce « non-travail » me permet de toucher un peu à tout. Alors dans l’avenir… Pourquoi pas du cinéma ? Mais pour l’instant, je n’ai pas de projet précis. Je choisirai parmi ceux qui se présenteront à moi selon leur degré de plaisir. C’est ainsi que je fonctionne dans ma carrière, tout comme dans la vie et en course à pied : j’avance un pas à la fois, pour le plaisir que ça me procure.

 

C’est donc pour le plaisir et avec plaisir que vous pourrez voir Monsieur Phil Roy, le 14 février prochain, à la Cinquième Salle de la Place des Arts.

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