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Black Watch
Crédit photo : Thibault Carron
Crédit photo : Thibault Carron
Philippe Couture - 4 mars 2020

Un parfum d’Écosse à Montréal avec le Black Watch Canada

Brillants joueurs de cornemuse et percussionnistes faisant harmonieusement résonner les tambours, les musiciens du Black Watch (Royal Highland Regiment) du Canada font perdurer les traditions musicales militaires écossaises et forment le plus ancien ensemble de cornemuses en Amérique du Nord. Rien de moins!

 

Ils portent fièrement le kilt militaire typique des soldats des Highlands et leurs habits vert sombre. Depuis 1862, Montréal est l’une des quelques grandes villes du monde à héberger un régiment d’infanterie écossais reprenant les codes et les traditions musicales mythiques des Hautes Terres d’Écosse.

 

Les Montréalais applaudissent le Black Watch au défilé de la Saint-Patrick ou lors du défilé traditionnel du mois de mai dans les rues du centre-ville. Le reste du monde les accueille pour différents événements : Belgique, France, Pays-Bas, Italie et États-Unis n’hésitent pas à savourer les sons maîtrisés de leurs cornemuses, harmonisés à leurs pas cadencés. Ils sont bien sûr régulièrement à l’affiche du festival de fanfares militaires Royal Edinburgh Military Tattoo, en Écosse. Il faut dire que l’Écosse ne possède plus qu’un seul régiment du genre – celui du Canada joue donc un rôle de premier plan dans la préservation de cette culture.

 

De nombreux téléspectateurs canadiens se souviennent du passage remarqué du célèbre régiment au Ed Sullivan Show en 1967 ou de sa présence lors des célébrations du 90e et du 100e anniversaire de la reine mère lors du défilé des Horse Guards à Londres. Ou encore lors des Jeux d’Atlanta en 1996. Le Black Watch, dans ces circonstances, est toujours un invité prestigieux et fort apprécié.

 


Crédit photo : Thibault Carron 

 

Un bataillon écossais au Canada

 

Au cinéma et à la télé, l’image héroïque du guerrier écossais a marqué notre inconscient collectif grâce aux vaillants personnages de Duncan et de Connor McLeod, avec leurs longs cheveux soufflés par le vent dans les montagnes. Dans la réalité, les régiments d’infanterie écossais comme celui du Canada ont effectivement marqué l’histoire militaire par leur bravoure et joué un rôle de premier plan pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale. Le Black Watch a aussi combattu pendant la guerre des Boers, la guerre de Corée ainsi qu’en Afghanistan, tout en contribuant à de nombreuses opérations pacifistes en soutien à l’OTAN ou aux Nations Unies. Dans l’histoire du Canada, la figure rassurante des soldats du Black Watch a aussi marqué la crise du verglas qui a frappé le Québec et l’est de l’Ontario en 1998.

 

À ses débuts au 19e siècle, en pleine guerre civile américaine, alors que la puissance militaire du voisin commençait à inquiéter les Canadiens, le Black Watch était dirigé par six chefs écossais montréalais qui ont constitué ce qu’on appelait alors le 5e bataillon de la milice volontaire canadienne. Des milliers de citoyens canadiens ont depuis servi avec le Black Watch, un régime d’infanterie qui garde sa touche écossaise tout en étant pleinement intégré aux Forces armées canadiennes.

 

Aujourd’hui, chacune de ses prestations musicales nous rappelle, comme le chardon sur le drapeau de Montréal, qu’il y a une bonne part d’Écosse parmi nos racines sociales et culturelles.

 

En trois clics

 

Cette vidéo réalisée par 45enord.ca montre les réservistes, les vétérans et les cadets affiliés au Black Watch défilant dans les rues de Montréal dans le cadre de leur traditionnelle Church Parade, le 6 mai 2018.

 

 

Les Forces armées canadiennes nous invitent dans ce reportage à suivre les musiciens du Black Watch à Hollywood lors d’un gala en hommage à l’acteur Gary Sinise en 2011.

 

 

Mise en ligne par les parents de jeunes soldats du Black Watch, cette vidéo des célébrations du 150e anniversaire du Black Watch au parc Jeanne-Mance en 2012 montre une prestation historique.

 

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