Charles Binamé
Alexandre Duguay - 1 mai 2019

Station PDA - Épisode 03 - Charles Binamé

Station PdA, ce sont des entrevues menées par Tristan Malavoy qui reçoit, à la Place des Arts, des artistes issus de diverses disciplines. Ces rencontres intimistes se dessinent en trois temps, alors qu’on nous amène des coulisses aux planches, tout en passant par la salle. À travers souvenirs et anecdotes, les artistes abordent leur démarche artistique, leur rapport à la scène, leur travail de création, leur rituel, mais partagent aussi leur amour pour les arts en tant que spectateurs.

 

Charles Binamé est un réalisateur particulièrement actif. On lui doit plusieurs films qui ont marqué le 7e art québécois, dont El Dorado, Séraphin : Un homme et son péché et Maurice Richard. Il a beaucoup tourné au Canada anglais aussi, des séries télé notamment. Il plonge aujourd’hui dans le monde de l’opéra, puisque c’est à lui que l’Opéra de Montréal a fait confiance pour monter Carmen, présenté à la Salle Wilfrid-Pelletier.

 

Comment un homme de cinéma peut-il se sentir dans une loge? Quel est son rapport avec ce lieu? C’est avec ces questions que Tristan Malavoy entame la conversation avec Charles Binamé. Au contraire de bien des artistes où la loge est l’endroit dans lequel ils se retrouvent avant une performance, le réalisateur visite bien souvent ce lieu à la fin d’un spectacle, afin de saluer des acteurs qu’il connait. Sa perception des coulisses apporte une vision aussi intéressante que différente, tout comme celle du milieu opératique et musical, un monde inconnu pour l’artiste. En effet, le cinéaste se retrouve désormais dans un nouveau rôle : celui de metteur en scène de l’un des opéras parmi les plus connus au monde. Charles Binamé discute donc de son approche, de son regard et de son processus de travail, cherchant à éviter certains clichés associés à quelques-uns des personnages.

 

Sur scène, l’homme habitué aux plateaux de tournage a apprivoisé la scène en l’observant et en l’habitant sous tous ses angles, depuis qu’il a le mandat de faire Carmen. Il a notamment voulu comprendre ce que vivaient les musiciens depuis la fosse d’orchestre. Charles Binamé décrit ce monde « nouveau » dans lequel il travaille et nous explique pourquoi il considère son expérience de metteur en scène comme étant « psychédélique ».

 

Ayant assisté à plusieurs opéras qu’il a vus à maintes reprises et à divers endroits de la salle, Binamé se considère comme un spectateur curieux. La position de spectateur en est une relaxante, une position dans laquelle il ne possède plus de responsabilité. Enfin, Charles Binamé n’exprime qu’un souhait face au public qui assistera à Carmen. Pour le connaître, écoutez le 3e épisode de la série Station PdA.

 

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