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Musique de film
Steve Proulx - 12 février 2019

POSTE D’ÉCOUTE : Les nouveaux maîtres de la musique de film

On connaît John Williams. On connaît Ennio Morricone. On connaît Michel Legrand. Mais encore ? Stars invisibles, les compositeurs de musiques de film méritent qu’on braque plus souvent les projecteurs sur leur travail, essentiel. Qui sont ceux qui, aujourd’hui, inventent les univers musicaux des films qui remuent, qui étonnent, qui déplacent les foules ? À se mettre dans les oreilles : notre sélection d’œuvres des nouveaux maîtres de la musique de film.

Lux Aeterna, de Clint Mansell, interprétée par le Kronos Quartet (Requiem for a Dream) 

Outre le travail essentiel du compositeur, une trame sonore qui suscite l’émotion requiert aussi des interprètes de haut vol. C’est le cas du célébré quatuor à cordes américain Kronos Quartet, qui a notamment mis ses archets émérites au service des compositions de Philip Glass pour le film muet Dracula et de Clint Mansell pour The Fountain et Requiem for a Dream, dont le mystérieux et lancinant morceau « Lux Aeterna » a été abondamment repris en télévision et en jeu vidéo.

 

 

 

 

City of Stars, de Justin Hurwitz (La La Land)

En 2017, à l’âge de 32 ans, ce jeune compositeur raflait deux Oscars pour un film qui n’est que musique : La La Land. Une statuette pour la meilleure musique de film et une autre pour la meilleure chanson, City of Stars, interprétée par Emma Stone et Ryan Gosling.

 

 

 

Jai Ho, d’A. R. Rahman (Slumdog Millionaire)

Il est au cinéma indien ce que John Williams est à la musique de film aux États-Unis : une légende. Depuis 1992, Allah Rakha Rahman a vendu plus de 200 millions d’albums et signé d’innombrables pièces pour des films de Bollywood, en y introduisant notamment une touche électronique. Mais c’est grâce à son travail pour le film Slumdog Millionaire qu’il obtient une reconnaissance internationale. En 2008, il remporte l’Oscar de la meilleure musique de film et celui de la meilleure chanson (Jai Ho), ce qui fait instantanément de lui l’Indien le plus oscarisé de l’Histoire...

 

 

 

The Shape of Water, d’Alexandre Desplat

L’incroyable carrière d’Alexandre Desplat démarre en France, mais prend une envergure internationale avec sa collaboration, en 2003, au film Girl With a Pearl Earring de Peter Webber. Depuis, on se l’arrache à Hollywood. Il est nommé aux Oscars en 2007, 2009, 2010, 2011, 2013, 2014 et c’est enfin en 2015 qu’il remporte son premier Oscar, pour la musique de The Grand Budapest Hotel. En 2018, il triomphe à nouveau avec la musique envoûtante de The Shape of Water, interprétée par le London Symphony Orchestra.

 

 

 

Eros, de Nicholas Britell (If Beale Street Could Talk)

Jeune prodige, Nicholas Britell n’a pas encore 40 ans, mais il est déjà un abonné des génériques des films les plus pertinents de notre époque. La musique de Moonlight, c’est lui. Il a aussi travaillé sur la musique de The Big Short, Battle of the Sexes, Free States of Jones, Vice... En 2019, il défend aux Oscars sa trame sonore pour le drame policier If Beale Street Could Talk, en particulier la pièce Eros, si belle avec ses violons frissonnants...

 

 

 

Tree Synthesisers, de Jonny Greenwood (You Were Never Really Here)

Le guitariste de la formation Radiohead est en train de se faire un nom dans l’univers du septième art. En 2012, il signait la musique du film The Master, de Paul Thomas Anderson. En 2017, pour You Were Never Really Here, il composait notamment cette pièce faite d’un foisonnement inquiétant de synthétiseurs — un écho à l’esprit trouble du personnage central du film, incarné par Joaquin Phoenix.

 

 

 

Louis Cyr : l’homme le plus fort du monde, de Jorane

Un saut chez nous : depuis quelques années, Jorane a ajouté une corde à son violoncelle en composant la musique de nombreux films d’ici et d’ailleurs : Un dimanche à Kigali (2006), pour lequel elle a reçu un prix Jutra, La Guerre des tuques 3D (2015) et Un jour mon prince (2016). En 2013, elle assume la portion musicale du succès de l’année au box-office : Louis Cyr. La pièce-titre — solennelle, presque impériale — est parfaitement en phase avec le côté plus grand que nature du héros québécois. 

 

 


 

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