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Kronos Quartet
Anne-Hélène Dupont - 28 février 2019

POSTE D'ÉCOUTE : L'odyssée musicale du Kronos Quartet

Qui a dit que le répertoire pour quatuor à cordes se limitait à la musique classique ? Certainement pas les membres du Kronos Quartet. Rock d’avant-garde, jazz, folk… Incursion dans le répertoire d’un ensemble pour lequel la musique ne connaît aucune frontière.

 

Fondé à San Francisco en 1973, le Kronos Quartet s’est donné pour mission de décloisonner et de développer le répertoire musical pour quatuor à cordes. Depuis plus de 40 ans, l’ensemble aujourd’hui formé des violonistes David Harrington et John Sherba, de l’altiste Hank Dutt et de la violoncelliste Sunny Yang montre que cordes et archets font des merveilles avec des partitions issues de tous les horizons musicaux. Une démarche qui porte ses fruits, comme en témoigne la quarantaine de prix que l’ensemble a remportés, dont deux prix Grammy (l’un en 2019, pour Landfall) et un prix Polar Music.

 

Avec le projet Fifty for the Future. The Kronos Learning Repertoire, l’ensemble californien prend les devants afin de moderniser le répertoire pour quatuors à cordes. Lancé en 2015 et étendu sur 5 ans, le projet consiste en 50 commandes passées auprès de compositeurs et compositrices du monde entier, dont la Montréalaise Nicole Lizée et l’Inouk Tanya Tagaq. Le réputé quatuor s’assure ensuite de faire rayonner ces créations par ses concerts, ses enregistrements, même la diffusion gratuite des partitions !

 

Le Kronos Quartet interprétera bon nombre de ces créations ainsi que des morceaux issus des répertoires jazz, folk et rock, lors de son concert à la Maison symphonique de la Place des Arts, le 16 mars 2019.

 

Voici un aperçu des œuvres au programme.

 

The House of the Rising Sun, par The Animals

Les origines de cette chanson folk américaine se perdent dans le creuset de la musique traditionnelle, mais son air mélancolique et son récit d’une vie de déboires à La Nouvelle-Orléans nous sont familiers. En français, on connaît la version de Johnny Hallyday sous le titre Le Pénitencier, mais c’est d’abord le groupe britannique The Animals qui en a fait un succès international, avec cet enregistrement de 1964.

 

 

 

Spectre, de John Oswald, par le Kronos Quartet

« Si la créativité est un champ, le droit d’auteur en est la clôture », a dit John Oswald. Connu pour ses controversés collages musicaux, le Torontois est aussi un compositeur de musique électroacoustique acclamé. Le Kronos Quartet a interprété sa pièce Spectre plus de 300 fois en concert. Une troublante échappée sonore.

 

 

 

Flugufrelsarinn, par Sigur Rós

Nul besoin de comprendre l’islandais pour se laisser porter par le post-rock atmosphérique de Sigur Rós. La pièce « Flugufrelsarinn », que le Kronos Quartet interprète dans un arrangement de Stephen Prutsman, est issue d’Ágætis Byrjun. C’est avec ce deuxième album que Sigur Rós s’est fait connaître hors de son île d’origine.

 

 

 

Strange Fruit, d’Abel Meeropol, par Billie Holiday

Abel Meeropol, un enseignant juif du Bronx, a écrit cette déchirante complainte antiraciste en 1930, en réaction au lynchage de deux Afro-Américains en Indiana. Billie Holiday a popularisé cette chanson plus tard reprise par des interprètes de tous horizons, dont Annie Lennox, Kanye West et le Kronos Quartet.

 

 

 

Children’s Hour of Dream, de Charles Mingus

Cette pièce est tirée d’Epitaph, une œuvre-fleuve totalisant 4235 mesures. Sa partition entière n’a été assemblée qu’en 2008, soit 21 ans après la mort du jazzman au tempérament aussi extravagant que ses foisonnantes compositions. Cette version est extraite de la première interprétation d’Epitaph, coordonnée par la veuve de Mingus en 1989.

 

 

 

God Shall Wipe All Tears Away, par le Kronos Quartet et le trio Da Kali

Quand les cordes contemporaines du Kronos Quartet rencontrent la musique mandingue du trio Da Kali pour rendre hommage à la légende du gospel Mahalia Jackson, on a droit à des étincelles ! Une fusion aussi surprenante que réussie.

 

 

 

Baba O’Riley, par The Who

Ce classique du rock britannique composé par le guitariste du groupe The Who, Pete Townshend, devait à l’origine faire partie d’un opéra rock de science-fiction… qui n’a jamais vu le jour. Cette chanson à la succession d’accords irrésistible marie avec brio le hard rock aux influences tzigane et celtique. Le violon qui se met de la partie en finale ouvre la porte aux reprises acoustiques…

 

 

LISTE D'ÉCOUTE SPOTIFY

 

 

 

 

 

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