En répétition : la 7e Symphonie de Beethoven, par le chorégraphe Uwe Scholz
Crédit photo : Sasha Onyshchenko - Kravetz Photographics
Crédit photo : Sasha Onyshchenko - Kravetz Photographics
Natalie Sicard - 4 octobre 2017

Les Grands Ballets - saison 2017-2018 : Une saison sous le signe de la nouveauté

Avec un complexe de création flambant neuf et à la barre un nouveau directeur artistique, la saison 2017-2018 des Grands Ballets est résolument tournée vers l’avenir. L’entrée en scène du nouveau directeur artistique, Ivan Cavallari, donne un nouveau souffle à l’institution : « Sur sept spectacles que nous présentons, trois sont de nouvelles créations, dit-il. Les jeunes chorégraphes et la musique occupent une place de choix. C’est une saison sous l’empreinte de la spiritualité qui commence, avec un esprit tourné vers le ciel ! »

 

C’est en effet Stabat Mater de Pergolèse, chef-d’œuvre du baroque italien, qui lance le bal au Théâtre Maisonneuve le 11 octobre, avec la 7e Symphonie de Beethoven, un ballet « ciselé comme un diamant » louange le programme. Voilà un duo intense qui exprime « spiritualité et rigueur », selon les dires du nouveau DA, originaire de Bolzano, en Italie. « Il s’agit de se laisser porter par la musique et la chorégraphie. Voir et entendre, c’est la seule chose qui compte ! »

 

 

 

 

Au fil de ses trois années de mandat, Ivan Cavallari entend accorder une grande place aux jeunes et aux enfants. Parmi les classiques, pour la 55e fois, la salle Wilfrid-Pelletier accueille en décembre 2017 Casse-Noisette, et en mai 2018, Cendrillondu Ballet national d’Ukraine, sur l’envoûtante musique de Prokofiev. Deux productions qui raviront à coup sûr les petits comme les grands !

 

Parmi les créations, toujours à la salle Wilfrid-Pelletier, le chorégraphe russe Boris Eifman est de retour au Québec en février 2018, trois ans après le succès d’Anna Karenina, pour un doublé magistral avec Requiem, une œuvre inspirée de la poétesse russe Anna Akhmatova sur la musique de Chostakovitch, suivi du Requiem de Mozart. Au Théâtre Maisonneuve, en mars 2018, deux jeunes chorégraphes revisitent les compositions mythiques de Stravinski : Étienne Béchard de Lausanne pour Le Sacre du printemps, et l’Américaine Bridget Breiner pour L’Oiseau de feu. Un programme double marqué par une fraîcheur nouvelle qu’apportent les deux jeunes créateurs. Suivra Vendetta, Storie di Mafia (mai-juin 2018) au Théâtre Maisonneuve, un ballet contemporain flirtant tant avec la danse, le théâtre et l’opéra que la comédie musicale avec l’univers de la mafia en guise de trame de fond.

 

Et en finale de la saison, en juin 2018 à la salle Wilfrid-Pelletier, la Soirée des étoiles rendra hommage à Leonard Cohen. Avec la participation de danseurs des quatre coins du monde, de l’Opéra de Paris au Ballet national de Cuba et 70 Petits Chanteurs du Mont-Royal, ce ballet célèbre l’amour et la rencontre entre la musique et la danse sur des textes de Cohen.