Jorane : la créativité sans borne de la femme au violoncelle
Crédit photo : StefRitch
Crédit photo : StefRitch
Anne-Hélène Dupont - 11 octobre 2018

Jorane : la créativité sans borne de la femme au violoncelle

On l’a d’abord connue pour le dialogue envoûtant qu’elle entretient avec son violoncelle, puis pour ses trames sonores inspirées et ses collaborations tous azimuts. Rien ne semble pouvoir arrêter Jorane, et nul n’oserait s’en plaindre !

 

Jorane est entrée dans l’univers de la musique par le piano, puis par la guitare. Mais au cours de ses études collégiales, la jeune musicienne originaire de Québec découvre le violoncelle. C’est le coup de foudre.

 

Jamais sans son violoncelle

 

La symbiose entre Jorane et son instrument est au cœur de ses œuvres solos. Dans ses premiers opus, à commencer par Vent fou (1999), et plus récemment sur Mélopée (prix Félix 2015 dans la catégorie Album de l’année – Instrumental), les riches sonorités des cordes pincées ou frottées s’entremêlent à son chant tantôt enveloppant, tantôt fougueux, livré dans une langue mystérieuse.

 

Sur d’autres albums, Jorane reprend les chansons de grands auteurs et compositeurs, comme sur Une sorcière comme les autres (2011), ou chante ses propres textes (L’instant aimé, 2012).

 

Elle a interprété les pièces de ses dix albums solos sur des centaines de scènes du Québec, des États-Unis, de l’Europe et de l’Asie.

 

Une joueuse d’équipe

 

Si Jorane semble s’être éloignée du feu des projecteurs ces dernières années, c’est qu’elle a mis ses talents de compositrice et d’interprète au service de nombreux projets collectifs.

 

Elle a signé la trame sonore des pièces de théâtre Albertine en cinq temps (2014) et Le Journal d’Anne Frank (2015) pour le Théâtre du Nouveau Monde, de même que celles d’une dizaine de films, dont Louis Cyr : l’homme le plus fort du monde et La Guerre des tuques 3D (avec Éloi Painchaud).

 

Elle multiplie également les participations à des albums hommage (à Claude Léveillée, Félix Leclerc et Pauline Julien, entre autres) et à des collectifs allant de la musique pour enfants au country, en passant par la musique traditionnelle des Grands Hurleurs.

 

Habituée des duos, Jorane a tour à tour mêlé sa voix à celles de Jean-Pierre Ferland, Daniel Lavoie, Élisapie et, tout récemment, à celle de Richard Séguin dans la pièce d’ouverture de Retour à Walden.

 

Résolument inclassable

 

Si au départ sa musique a été rapprochée de celle de Tori Amos, Sinéad O’Connor ou Loreena McKennitt, les critiques comme le public l’ont vite compris : avec sa capacité à se réinventer et son talent musical polymorphe, Jorane échappe à toute comparaison.

 

En compagnie de 11 musiciens et de différents complices, dont le compositeur de musique électroacoustique Robert Normandeau, elle travaille d’ailleurs cet automne à la création d’un spectacle entièrement constitué de nouvelles pièces musicales.

 

Le spectacle sera présenté le 1er mars 2019, à la Cinquième salle de la Place des Arts.

 

En trois clics

 

Jorane interprète « Pour ton sourire » à la Cinquième salle, accompagnée par les Grands Hurleurs

 

 

 

Jorane et Éloi Painchaud font visiter leur studio maison, dans les Laurentides

 

 

 

Une entrevue de Jorane sur son travail de compositrice pour le cinéma, à l’occasion de la sortie du film Louis Cyr

 

 

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