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Joëlle Saint-Pierre
Philippe Couture - 27 septembre 2018

Joëlle Saint-Pierre : la pop sous hypnose

Derrière son vibraphone, armée de ses quatre baguettes et d’une belle voix cristalline, Joëlle Saint-Pierre invente un répertoire unique de chansons douces et planantes, souvent ludiques et toujours envoûtantes.

 

Aérienne. Tournoyante. Atmosphérique. Mystérieuse. Tous ces qualificatifs décrivent bien la musique de Joëlle Saint-Pierre, des chansons douces souvent teintées d’une certaine candeur. Cette fraîcheur, la musicienne la doit au vibraphone, instrument méconnu dont elle a fait l’élément harmonique principal de son répertoire. Les notes en haute fréquence de cet instrument massif créent un sentiment de mystère et un léger effet hypnotique, qui emportent l’auditeur dans un univers onirique apaisant.

 

Une certaine ivresse nous prend en effet à l’écoute de la pièce Carrousel, dont les douces notes résonnent dans un agréable effet circulaire. Dans Choc électrique, le vibraphone diffuse délicatement des sons aériens, donnant l’impression d’une musique qui s’élève et perce les hauteurs. « Je suis perdue dans l’espace/Les atomes de nos corps se déplacent », chante Joëlle Saint-Pierre, consciente de créer une musique vaporeuse, qui nous déplace vers un monde parallèle, légèrement suspendu. Un buzz naturel, au moyen d’une musique toute simple qui demeure toujours pop et accessible.

 

Les critiques voient dans son œuvre des influences rétro et un insistant parfum des années 60. Fan de Leonard Cohen, de Barbara et de Brigitte Fontaine, Joëlle Saint-Pierre s’en inspire sûrement. « J’aime les trucs qui ont traversé le temps. Je me dis que ce n’est pas pour rien qu’ils l’ont fait », disait-elle en entrevue avec Le Quotidien en 2015.

 

Du classique à la pop

 

Originaire de Chicoutimi, Joëlle Saint-Pierre joue du piano depuis l’enfance et se destinait à une carrière de musicienne classique. Entrée au Conservatoire de Saguenay en piano et percussions à 12 ans, elle a suivi un parcours académique de haut niveau jusqu’à la maîtrise, se spécialisant peu à peu en marimba, instrument africain qu’elle a notamment étudié au Conservatoire de Boston pendant quelques années.

 

Mais la pop et la chanson l’ont toujours habitée en parallèle. Avec un groupe d’amis, elle atteint à 20 ans la finale nationale de Cégeps en spectacle. Elle se met alors à voyager, et le besoin de chanter ne la quitte plus. Elle se fait remarquer en duo au Festival international de la chanson de Granby et au Festival en chanson de Petite-Vallée, en 2009, puis décide de mener une carrière solo dès 2010.

 

Elle s’illustre alors dans une cascade d’événements : aux Francouvertes, à la ChantEauFête de Charlevoix, au Festival de la chanson de Granby, à Ma première Place des Arts, à Vue sur la relève, à Chante en français, à Osheaga, aux Francofolies de Montréal et à Coup de cœur francophone, en plus de se produire souvent en Europe. Une trajectoire stellaire pour une musicienne pleine de promesses !

 

Joëlle Saint-Pierre se produira à la Place des Arts lors du spectacle Nikamu Mamuitun - Chansons rassembleuses qui prend l’affiche le 26 octobre à la Cinquième Salle.

 

En trois clics

 

Le vidéoclip de Carrousel, une chanson tournoyante et ludique, illustrée et animée par l’artiste Julie Charrette

 

Joëlle Saint-Pierre en prestation en 2014 aux Francouvertes, avec Choc électrique

 

À l’émission française Du son dans mon salon, Joëlle Saint-Pierre évoque son univers imagé et raconte son parcours

 

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