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Dumas
Crédit photo : Place des Arts
Crédit photo : Place des Arts
Josiane Roulez - 2 février 2018

En résidence à la Place des Arts : DUMAS

Depuis un mois, Dumas a fait son nid à la Place des Arts, où il est accueilli en résidence artistique. En février, il y fera un retour (très attendu) sur scène et y lancera son 12e album, Nos Idéaux. Il nous a retrouvés un mercredi matin à la Cinquième Salle, peu après son premier café, pour discuter de son expérience en résidence et de ses projets.

 

Comment cette idée de résidence a-t-elle pris forme ?

J’avais envie de refaire une tournée solo, et je cherchais une salle avec vue en plongée. Mon producteur et mon technicien m’ont parlé de la Cinquième Salle. Étonnamment, je ne la connaissais pas. Elle est apparue dans mon paysage tout à coup. Puis, est venue l’idée d’être en résidence quelque part pour faire de la création, de la recherche pour le show solo… À tout hasard, je me suis tourné vers la Place des Arts, et ils m’ont prêté un local magnifique, bien au-delà de mes attentes !

 

C’est donc ta première expérience à la Place des Arts ?

Oui. C’est aussi la première fois que je vais y jouer. Tout le show a été monté ici. Depuis le début de janvier, je suis venu pratiquer tous les jours, et même parfois la nuit. On était voisins de l’Opéra de Montréal, et on les entendait parfois. C’est très formateur, ça me sort des lieux que je connais : La Tulipe, Le National, le Cabaret Music-Hall, qui n’existe plus… Hier, j'ai commencé à m'exercer dans la Cinquième Salle, quatre jours avant mes premiers spectacles, les 2 et 3 février. C’est un gros luxe d’avoir autant de temps pour se préparer en chanson. Je me sens plus prêt que d’habitude, mais étrangement, j’ai aussi plus peur !

 

C’est exigeant de jouer en solo ?

C’est sûr. J’ai fait 200 shows en solo en 2005. Je me loopais un peu : c’était le début à l’époque, les gens s’échantillonnaient sur scène pour créer des accompagnements de voix, de guitare. Depuis, je n’avais jamais osé le refaire. En solo, tu es sans filet. S’il y a un problème technique, tu dois le gérer tout seul, tu ne peux pas te tourner vers ton drummer ou ton guitariste. Ça demande une grande concentration, mais il ne faut pas que le public le sente. Pour que ça soit naturel, ça doit devenir physique… c’est beaucoup de pratique.

C’est un spectacle très attendu…

Oui, et je pense que le public ne sera pas déçu. La technologie a évolué, et je l’ai utilisée à ma façon. J’ai monté quelque chose de très personnel, de très différent de ce que je faisais à l’époque, et aussi de très fidèle à ce que je fais dans la création. J’utilise du matériel semblable à ce que j’ai en studio, comme quand je compose chez moi : je pars un beat box, j’enregistre une petite mélodie, j’improvise. Chaque soir n’est jamais pareil.

 

Le lancement de l’album Nos idéaux arrive aussi bientôt, le 23 février.

Tout arrive en même temps : la résidence, l’album, les premiers shows ! Quand j’écrivais l’album, je pensais à ma tournée, donc une partie de l’album est faite pour être adaptée en solo. Maintenant, je suis tellement occupé par le show que ça me permet de ne pas trop penser au lancement du disque ! Après mes premiers shows ici en février, je serai sur la route pour roder le spectacle. Puis je reviens à la Cinquième salle pour la vraie première, en mai.

La critique décrit déjà Nos idéaux comme un album exceptionnel. Comment ce disque parle-t-il de toi aujourd’hui ?

Rendu à 38 ans, je voulais faire un disque très personnel, aller dans des zones que je n’avais pas encore explorées. En création, c’est important de se mettre en danger. J’ai coécrit les textes avec un vieil ami, l’auteur Jonathan Harnois, et je suis parti des textes plutôt que de la mélodie. La ligne directrice, cette fois, c’est le propos, qui reflète ce que je vis ou ce que j’ai déjà vécu. On retrouve un lien avec Le Cours des jours, l’album qui m’a fait connaître en 2003, il y a 15 ans.

 

Quels sont tes espoirs pour le show, pour le disque ?

J’espère faire plaisir à mon public. À mes débuts, je me suis fait connaître en solo, et beaucoup de gens me parlent de cette époque avec nostalgie. J’ai aussi pensé aux gens qui aiment danser. Je ne peux pas dévoiler les punchs, mais je pense qu’on va voir plusieurs de mes personnalités sur scène. J’espère donc que les gens seront au rendez-vous et que l’énergie va passer !

 

Dumas sera en spectacle les 2 et 3 février et les 3, 4 et 5 mai à 20 h, à la Cinquième Salle de la Place des Arts.

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