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Chorale
Patrick Pierra - 23 avril 2019

Chanter dans une chorale : un élixir de bonheur

Chanter dans une chorale, c’est donner de sa personne. Mais c’est surtout profiter du génie des compositeurs, de la passion des chefs de chœur, de l’engagement en équipe avec d’autres choristes et de la reconnaissance du public.

 

Enfant, je chantais la messe et des œuvres sacrées avec le chœur de mon école religieuse. Après une pause de… presque trente années, j’ai renoué avec le chant il y a dix ans en joignant l’ensemble I Choristi de Laval. Ce chœur d’adultes est composé en partie de parents de Petits Chanteurs de Laval, une chorale à laquelle ma blonde avait eu la bonne idée d’inscrire nos enfants.

 

Aujourd’hui, j’ai le privilège de chanter — comme basse, si vous voulez tout savoir — parmi le Chœur Métropolitain, associé à l’Orchestre Métropolitain. Voici pourquoi je ne m’imagine pas arrêter le chant choral une deuxième fois.

 

Parce que ça fait un bien incroyable

 

Chanter procure un plaisir physique. Ouvrir grand ses yeux et ses oreilles ; analyser en parallèle la portée, les instructions du chef et les sons qui viennent de différents pupitres ; concentrer son esprit pour viser la bonne note au bon moment (et, autant que possible, sur le mot juste et au volume approprié) ; tendre son corps pour produire un son musical qui se fond harmonieusement avec celui de ses voisins : tout ceci me met dans un état de flow qui procure une intense satisfaction. Ajoutez-y, parfois, le plaisir de monter le volume pour obéir à la commande d’un triple forte, et la dopamine coule à flots.

 

Parce que c’est bon pour la santé

 

Je fais du sport deux heures et demie par semaine : pendant les répétitions ! Elles commencent par des étirements et un échauffement. Ensuite, c’est une course-poursuite incessante après les notes de la partition et les battements du chef. Assis droit sur le bord d’une chaise ou campé sur mes deux pieds, je ne peux guère laisser de répit à mes muscles. Le diaphragme est particulièrement sollicité. Paradoxalement, il est presque aussi exigeant de chanter doux que fort : il faut beaucoup d’efforts pour retenir sa voix. Je sors de la « répète » en nage, comme d’une salle d’entraînement, prêt pour une bonne nuit de sommeil réparateur.

 

Pour jouer en équipe

 

Plutôt solitaire et timide, je ne me sens vraiment à l’aise qu’en petit groupe : en famille, entre amis ou avec de proches collègues. La chorale me pousse, pour mon bien, à être plus sociable. Elle est par définition un sport d’équipe. Un concert réussi, c’est une véritable communion avec des compagnons de chant, un chef, parfois des musiciens et des solistes, et un public. Les répétitions sont aussi l’occasion de rencontrer et d’échanger (pendant les pauses seulement, nous rappelle le chef !) avec plein de gens intéressants, de tous âges et de tous horizons.

 

Pour donner le meilleur de moi-même

 

Je ne suis pas d’une nature très généreuse. Je me reproche souvent de ne pas donner assez. Sauf sur scène : là, pas de retenue. J’y suis pour faire plaisir aux autres autant que pour me faire plaisir. Chanter me donne l’impression d’apporter une modeste contribution au bien-être de ceux qui nous écoutent.

 

Pour faire de la musique

 

Ma musique préférée n’est pas le classique. Je trippe plutôt RnB, soul et bossa-nova ! Mais ces musiques-là, je ne fais que les écouter (et, parfois, les danser un peu en faisant la vaisselle). Dans une chorale, au contraire, je travaille et je participe à produire ce que, j’espère, on peut appeler de la musique.

 

Pour vivre des expériences uniques

 

Chanter à la brunante avec plusieurs centaines de choristes devant des milliers de spectateurs sur l’Esplanade du Parc olympique avec l’OSM ; rendre hommage par la voix à une grande mécène à la Maison symphonique avec des solistes du Metropolitan Opera de New York, devant plusieurs anciens premiers ministres ; célébrer les 50 ans de Télé-Québec avec ses artisans et face aux caméras ; être dirigé avec passion par Yannick Nézet-Séguin : ce sont des occasions uniques, gratifiantes et mémorables que seul le chant choral me donne.

 

Chanter dans un chœur vous tente, mais vous pensez : « Je n’ai pas de voix » ? Détrompez-vous : pas besoin d’être doté d’un organe vocal exceptionnel pour apporter votre pierre à l’édifice. Pour des suggestions de chorales auxquelles vous joindre, consultez le bottin de membres de l’Alliance chorale du Québec.

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