Lindsay De Larochellière
Maryse Boyce - 30 avril 2019

Andrea Lindsay et Luc De Larochellière : symbiose pop

Après un premier album en duo paru en 2012, C’est d’l’amour ou c’est comme, Andrea Lindsay et Luc De Larochellière s’apprêtent à lancer un deuxième opus à deux, accompagné d’une série de spectacles dont le coup d’envoi sera donné à la Cinquième Salle de la Place des Arts. Entrevue double.

 

Il est francophone et a marqué le paysage musical québécois des trente dernières années avec des titres comme Sauvez mon âme, Amère America et Si fragile. Elle est anglophone originaire de l’Ontario, francophile et Québécoise de cœur, et roule sa bosse comme autrice-compositrice-interprète depuis une quinzaine d’années avec sa voix chaleureuse et ses mélodies jazz. En 2010, leurs deux univers se rencontrent ; c’est le coup de foudre artistique et amoureux.

 

Le couple n’a pas chômé depuis : après un premier album bien accueilli et une centaine de spectacles, il a donné naissance à un garçon en 2016 et s’apprête à lancer son second album comme duo.

 

Nous nous sommes entretenus avec les deux artistes pour avoir plus de détails sur les projets qu’ils mijotent.

 

Vous avez tous les deux une carrière solo bien remplie. Luc De Larochellière, au cours de la dernière année, vous avez fait une tournée anniversaire pour les 30 ans de votre premier disque, Amère America. Et vous, Andrea Lindsay, vous avez lancé puis présenté sur scène votre album Entre le jazz et la java. Qu’est-ce que votre travail en duo vous apporte de particulier ?

 

Luc De Larochellière (LDL) : Lindsay/De Larochellière, c’est comme un troisième personnage qui est né de notre rencontre, une entité en soi qui nous permet d’explorer l’amour, les relations… Parfois on sort un peu de ce cercle-là, mais pour mieux y revenir.

 

Andrea Lindsay (AL) : C’est agréable de partager l’expérience de la scène avec quelqu’un : on partage la joie, mais aussi la responsabilité d’être sous les projecteurs.

 

Qu’est-ce qui a changé dans votre dynamique comme duo depuis les débuts ?

 

LDL : On est arrivés à une étape plus symbiotique dans notre façon de travailler : on fait la scène ensemble, mais on écrit et on compose aussi les chansons à deux. Quand on a commencé à enregistrer nos nouvelles pièces, j’ai vu qu’on ne partait pas de zéro : on peut vraiment chanter d’une même voix, avoir ce mélange bien équilibré qui s’est développé avec notre premier disque et notre première tournée ensemble.

 

Vous enregistrez actuellement votre deuxième album avec le réalisateur Marc Pérusse. Peut-on s’attendre à des créations dans la même veine folk-pop ou avez-vous envie d’explorer d’autres sonorités ?

 

AL : Souvent, ce sont les chansons elles-mêmes qui nous guident. Jusqu’à maintenant, ça rejoint même le premier album sur le plan du style, mais avec un côté plus rock.

 

LDL : Oui, c’est plus musclé. Je pense que ça va nous mener à donner un spectacle plus grouillant, plus énergique. 

 

Quel est votre processus pour concevoir le spectacle ? Est-ce que vous l’élaborez parallèlement à l’enregistrement des chansons ?

 

AL : On est en train de construire un spectacle où on interprètera nos compositions à deux, à la fois les pièces de notre nouvel album et celles de l’album précédent. On commence à avoir pas mal de matériel ! Bien sûr, on fera aussi quelques chansons de nos albums individuels, mais ce nouveau spectacle sera donné plus en symbiose. 

 

Vous allez présenter votre nouvel album à la Cinquième Salle de la Place des Arts. Quelle est votre relation avec ce lieu ?

 

LDL : J’ai une véritable histoire avec la Place des Arts ! J’ai participé au concours Ma première Place des Arts pendant quatre ans en tant qu’animateur et pendant deux ans comme directeur artistique. C’est la première fois que je vais créer un spectacle à la Place des Arts; je suis content de pouvoir le faire.

 

AL : J’ai eu le plaisir de créer un spectacle à la Cinquième Salle au sein de la formation du Grand Huit [un collectif rassemblant quatre artistes européens et quatre artistes québécois ou ontariens]. Ça date d’il y a une dizaine d’années, mais c’est un beau souvenir.

 

Qu’est-ce que vous souhaitez apporter au public avec votre nouveau spectacle ?

 

LDL : On espère que ce projet-là va plaire, rassembler et faire du bien aux gens. C’est ce que les gens qui venaient nous rencontrer nous disaient le plus souvent, après les spectacles de la tournée précédente. Alors si on peut continuer à faire du bien, je vais être comblé !

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