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Casse-Noisette
Crédit photo : Sasha Onyshenko/ Kravetz Photographics
Crédit photo : Sasha Onyshenko/ Kravetz Photographics
Natalie Sicard - 1 décembre 2017

Casse-Noisette : petite histoire d’un grand ballet

Du 14 au 30 décembre, le célèbre ballet des Fêtes des Grands Ballets reprendra l’affiche à la salle Wilfrid-Pelletier. Chorégraphié par Fernand Nault en 1964 sur la musique de Tchaïkovski, Casse-Noisette en est à sa 54e saison. Petite histoire d’un grand classique.

 

Une tradition du temps des Fêtes

Ce moment de retrouvailles annuel est devenu, au fil des ans, une tradition typiquement montréalaise. L’histoire de la petite Clara qui voit son jouet reçu en cadeau, le casse-noisette, s’animer et l’entraîner dans un univers magique et fantaisiste ravit le public année après année.

 

Les décors, les costumes, la ribambelle d’enfants qui dansent et virevoltent autour du Roi des bonbons et de la Fée dragée en mettent plein la vue. Spectacle familial par excellence, Casse-Noisette est même devenu pour certains un rendez-vous incontournable. En près de 25 ans, Michèle Beaudoin a ainsi assisté à 3 représentations : « Ma mère m’y a amenée pour la première fois quand j’avais 7 ans, raconte-t-elle. À mon tour, j’ai amené ma fille quand elle avait 8 ans, puis mon fils à 9 ans. Il a aujourd’hui 29 ans et il est chanteur d’opéra ! » C’est que ce spectacle a initié nombre d’enfants aux univers de la danse et de la musique... et même déclenché certaines passions !

 

Ce conte fantastique écrit en 1816 par l’auteur allemand E.T.A. Hoffmann a été traduit en français dans différentes variantes. C’est la version d’Alexandre Dumas que Tchaïkovski a utilisée pour créer son ballet Casse-Noisette en 1892, alors pour le Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg. Le compositeur russe composa trois célèbres ballets, dont Casse-Noisette, Le lac des cygnes et La belle au bois dormant. Maintes fois repris depuis sa création, Casse-Noisette figure aujourd’hui au répertoire de nombreuses compagnies.

 

Au cours de la saison 1963-1964, Fernand Nault, chorégraphe émérite né à Montréal (1920-2006) présente sa propre version de Casse-Noisette au Louisville Ballet Company, dans l’état du Kentucky (États-Unis). Il se joint par la suite aux Grands Ballets, en 1965, à titre de codirecteur artistique. Il réalise Casse-Noisette, sa première production pour Les Grands Ballets, et des pièces qui feront rayonner la compagnie à travers le monde, dont Carmina Burana et Tommy.

 

 

Une nouveauté en 2017 : une chef d’orchestre invitée

Première femme à occuper le poste de chef assistante à l’Orchestre symphonique de Montréal, la chef québécoise Dina Gilbert dirigera l’orchestre de plus de 70 musiciens et solistes. Fondatrice et directrice artistique de l’Ensemble Arkea et directrice musicale de l’Orchestre symphonique de l’Estuaire (Québec) et du Kamloops Symphony Orchestra (Colombie-Britannique), Dina Gilbert est aussi la première femme à diriger Casse-Noisette.

 

 

Le Fonds Casse-Noisette 

Chaque année, le Fonds Casse-Noisette pour enfants permet à 2 800 enfants malades et issus de milieux défavorisés d’assister gratuitement à une représentation en matinée. Cette année, ce sera le 19 décembre. Depuis sa création en 1997, ce programme culturel a permis à 30 200 enfants de vivre une expérience unique à l’approche du temps des Fêtes.

 

Le Fonds soutient également la production du spectacle. C’est que les décors féériques de Peter Horne et les costumes signés François Barbeau ont besoin d’être entretenus ! Chaque année, quelque 150 000 $ sont investis pour en refaire une partie. Avec 165 personnages différents, on compte plus de 300 costumes qui peuvent coûter environ 2 000 $.

 

 

Casse-Noisette, en chiffres

Le Casse-Noisette des Grands Ballets bat des records nationaux. Au Canada, c’est le spectacle qui a tenu le plus longtemps l’affiche dans une même salle. Plus de 2 000 000 de spectateurs y ont assisté depuis 1964, soit environ 42 000 spectateurs par année. Et le travail derrière cette production est colossal ! Plus de 300 personnes prennent part à ce spectacle à grand déploiement et les jeunes danseurs occupent une place de choix. Cette année, le ballet compte 181 danseurs, dont 121 enfants ! Le plus jeune a 6 ans et le plus vieux 18. Ils incarneront des rats, des rennes, des souris, des moutons, des anges et, bien sûr, Fritz et Clara, les héros de l’histoire. Cette année, on aura trois Fritz et deux Clara.

Incarnant magnifiquement le temps des Fêtes, nul doute que la magie opèrera à nouveau cette année !

Du 14 au 30 décembre à la Salle Wilfrid-Pelletier

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