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Bernard Labadie dirigera Les Violons du Roy et La Chapelle de Québec à la Maison symphonique de Montréal, le 17 décembre prochain, pour présenter quatre cantates de Bach consacrées à Noël et au Jour de l’An.
Crédit photo : Les Violons du Roy
Crédit photo : Les Violons du Roy
Patrick Pierra - 27 novembre 2017

6 raisons qui font des Violons du Roy un orchestre à part

Les Violons du Roy sont l’un des orchestres les plus connus au Québec, et l’un des orchestres québécois les plus connus à l’étranger. Ce n’est pourtant pas tout à fait un orchestre conventionnel. Avant le concert de Noël qu’il donnera à Montréal le 17 décembre, voici ce qui le distingue vraiment des autres.

 

1. Un orchestre de chambre

Le grand public associe spontanément le mot « orchestre » aux grands ensembles d’une centaine de musiciens. Il s’agit d’orchestres symphoniques (parfois appelés « philharmoniques ») qui réunissent une large panoplie d’instruments et jouent dans de grandes salles de concert.

 

Mais les orchestres ont commencé en formation beaucoup plus réduite, composée uniquement d’instruments à cordes frottées et adaptée à des espaces plus restreints. Les Violons du Roy sont un orchestre de chambre d’une quinzaine de musiciens. Ils jouent seulement de quatre catégories d’instruments : violon, alto, violoncelle et contrebasse.

 

2. Il tire son nom du premier orchestre d’Europe

Les Vingt-quatre Violons du Roy étaient au service des rois de France de la fin du XVIe au milieu du XVIIIe siècle. Cette première formation orchestrale permanente dans l’histoire européenne divertissait la cour et agrémentait les cérémonies officielles. Le compositeur Jean-Baptiste Lully, surintendant de la musique du roi Louis XIV, a dirigé longtemps ces premiers violons du Roy.

 

3. Spécialisé dans la musique ancienne

Les Violons du Roy interprètent surtout des œuvres des périodes baroque et classique. Le baroque va de 1600 à 1750 et privilégie les harmonies. Ses compositeurs les plus connus sont sans doute Bach, Haendel et Vivaldi.

 

La période classique lui succède, jusque vers 1810. Elle propose une ligne mélodique principale, secondée par des accords. Mozart et Haydn sont les plus éminents représentants de la période classique.

 

Cette prédilection n’empêche pas les Violons du Roy d’explorer des compositions plus récentes, mais elle lui confère une expertise unique et une autorité incontestée en musique des XVIIe et XVIIIe siècles.

 

4. Il n’utilise pas d’instruments d’époque

Plusieurs orchestres de chambre qui se consacrent à la musique ancienne font le choix de jouer sur des instruments d’époque pour essayer de retrouver la sonorité originale des musiciens d’antan. Pas Les Violons du Roy. Ils jouent sur des instruments modernes, avec des cordes en acier donnant un son plus brillant, plus éclatant.

 

Toutefois, les musiciens manient une variété d’archets : parfois des archets modernes, parfois des copies d’archets baroques ou classiques. En changeant d’archets, Les Violons du Roy peuvent rapidement modifier le timbre de leurs instruments, ce qui leur donne une flexibilité d’interprétation singulière.

 

5. Une grande notoriété et un succès international pour un petit orchestre québécois

À partir de Québec, Les Violons du Roy se sont rapidement fait connaître à travers le Canada par la rediffusion de tous leurs concerts sur les ondes de Radio-Canada et de CBC.

 

En plus de deux saisons régulières, l’une à Québec et l’autre à Montréal, l’orchestre part fréquemment en tournée à l’étranger. Il a déjà donné plus d’une centaine de concerts dans une douzaine de pays. Ses prestations dans les salles les plus célèbres – dont le Carnegie Hall de New York, le Walt Disney Concert Hall de Los Angeles et le Concertgebouw d’Amsterdam – ont été particulièrement remarquées.

 

Leur rayonnement international, Les Violons du Roy l’assurent aussi par leurs enregistrements : l’orchestre a déjà publié plus de 30 disques.

 

6. Le chef fondateur tient encore la baguette après plus de 30 ans

Bernard Labadie étudiait à l’Université Laval lorsqu’il a fondé Les Violons du Roy avec quelques amis, passionnés comme lui de musique et de chant. C’était en 1984, Bernard Labadie n’avait que 21 ans. Les musiciens se sont succédé depuis presque 35 ans, mais le chef fondateur est toujours l’âme de l’orchestre et son visage public.

 

Remis d’un violent cancer du sang qui l’avait mis hors circuit pendant presque deux ans, il a cédé sa place de directeur musical, mais continue à diriger les principaux concerts et les tournées de l’orchestre avec l’énergie, l’enthousiasme et la précision qu’on lui connaît.

 

Bernard Labadie est un vrai bâtisseur dans le monde de la musique. Un an après Les Violons du Roy, il a fondé le chœur La Chapelle de Québec pour accompagner l’orchestre de chambre, deux ou trois fois par saison, dans de grandes œuvres pour orchestre et chœur.

 

C’est aussi un ambassadeur du talent québécois. En plus des tournées internationales des Violons du Roy, il est régulièrement chef invité de nombreux orchestres en Amérique du Nord et en Europe. Comme Yannick Nézet-Séguin, il va poursuivre sa carrière à New York : il y sera chef principal de l’Orchestra of St. Luke’s, l’un des trois principaux orchestres de chambre aux États-Unis, à partir de la saison 2018-2019.

 

Bernard Labadie dirigera Les Violons du Roy et La Chapelle de Québec à la Maison symphonique de Montréal, le 17 décembre prochain, pour présenter quatre cantates de Bach consacrées à Noël et au Jour de l’An.

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